Vengan todos a ver hay vamos a ver(bis)
en la plazuela de Huanta, amarillito flor de retama
amarillito amarillando flor de retama (bis)
Donde la sangre del pueblo hay se derrama(bis)
Allí mismito florece amarillito flor de retama
amarillito amarrillando flor de retama(bis).
Por cinco esquinas están ,los sinchis entrando están (bis)
van a matar estudiantes, huantinos de corazón
amarillito, amarillando flor de retama (bis)
van a matar campesinos ,huantinos de corazón
amarillito amarillando flor de retama (bis)
La sangre del pueblo tiene rico perfume (bis).
huele a jazmines violetas geranios y margaritas
a pólvora y dinamita (bis)
a pólvora y dinamita!!carajo!! (bis)
Ce "huayno" raconte initialement la rebellion qui a eu lieu a Huanta (province voisine de la mienne) en 1969, rebellion étudiante à la suite d'un décret du gouvernement militaire qui demandait à tout élève ratant un cours de payer 100 soles, sous prétexte que l'éducation était gratuite... Et rebellion à laquelle les militaires ont répondu par le massacre de 20 à 50 personnes, selon les estimations. Mais ce huayno est également devenu un symbole des années de violence politique, de 1980 à 2000... Huanta détient le triste record du nombre de morts pendant cette période. (Huayno = chanson, complainte locale, qui pérennise "tous les moments de douleurs, de joie et de terrible lutte", dixit José María Arguedas.)
Publié par gaspalima à 01:22:25 dans - Ayacucho | Commentaires (0) | Permaliens
Jeudi 8 mars, début de soirée, les bagages faits, je quitte ma bourgade de Ayacucho, direction le Sud... Une première nuit de virages et un col à 4800 recouvert de neige, malheureusement presque indiscernable, et me voilà dans le désert côtier avant l'aube. Ica. Et un autre bus qui me dépose à 8 heures du matin à Nazca, je n'étais pas encore descendu aussi bas et le désert s'impose plus magistral que jamais, plus doux au regard qu'au Nord de Lima, plus clair, moins gris, mais toujours aussi sec, et les bicoques de carton installées dans cet univers de poussière qui vous donnent la chair de poule... Une petite oasis encaissée et parfaitement irriguée, et le désert à perte de vue. Nazca, huit heures d'attente dans un état transitoire, fatigue, chaleur et envie de se déchausser... Après les montagnes d'Ayacucho, le choc!
Publié par gaspalima à 17:44:40 dans - Escapades | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par gaspalima à 22:15:23 dans - Ayacucho | Commentaires (2) | Permaliens
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28 juillet 2007, retour à Lyon après 10 mois passés au Pérou, entre Lima et Ayacucho. L'aventure s'arrête et avec elle, ce blog. Merci à tous ceux qui m'ont suivi à travers lui durant cette extraordinaire année. N'hésitez pas à me contacter à l'adresse suivante : gasamoreau@gmail.com
A bientôt!
Gaspard
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